Longtemps je n’avais pas voulu aller à Djerba. Trop touristique, pensais-je, trop d’hôtels, de séjours tout inclus, de promotions balnéaires. Et puis, un premier de l’An où je ne savais pas où aller, je suis entré dans une agence de voyages et j’ai pris un billet d’avion pour Djerba.
Dans la fraîcheur d’un jour qui repose, nous bordons de nos éclats de rire la côte occidentale prise dans les lacets d’une route insoumise au diktat de la solitude des droites lignes. Chaque lacet franchi nous offre une ouvelle aventure du regard et nous régale de ses fruits et senteurs mêlés des paysages debout devant toute éternité. A notre droite de la route, nous longeons les franges escarpées du tapis opaline et turquoise déposé ur une branche de la mer Méditerranée. Ce triangle nommé par les Grecs mer Tyrrhénienne, laisse entrevoir l’ombre de l’île d’Elbe, de Capraia. Ombre suspendue dans un horizon qui abandonne son soleil pour une chute dans un Occident qui a perdu le parfum des Roses d’Orient.
Par Danièle Maoudj - Photos Rita Scaglia