Le parfum salé d’un été qui se meurt
L'histoire nous mène dans une grande villa de la côte atlantique, là où la famille Lessage se réunit rituellement chaque mois d’août depuis trois générations. Mais cet été-là ne ressemble à aucun autre. C’est le dernier. La demeure familiale va être vendue à la rentrée, emportant avec elle des décennies de souvenirs, de rires d’enfants et de non-dits bien gardés. Pendant trois semaines, sous une chaleur de plomb, trois générations vont devoir cohabiter, se dire adieu, et surtout, se dire la vérité. Claudia Coppi excelle dans l’art de brosser des portraits de femmes écorchées mais vibrantes. Entre la grand-mère Hélène, gardienne des secrets du domaine, sa fille Claire en pleine crise de la cinquantaine, et la jeune Lou, dix-huit ans, qui vit ses derniers instants d’insouciance avant le grand saut vers l’âge adulte, les dialogues étincellent. L’autrice évite avec brio le piège du mélo larmoyant. Au contraire, elle insuffle à son récit une ironie mordante et une légèreté très « nouvelle vague » qui font un bien fou. On rit des petites mesquineries familiales autour du barbecue avant d’être cueilli, la page suivante, par une réflexion bouleversante sur le deuil ou la nostalgie de l’enfance.
La grande force du roman réside aussi


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