« La Corse en secret »
Alain Delon m’appelait « coco », diminutif auquel on recourait souvent, à l’époque, en Corse, pour interpeler les enfants. Alain donnait du « coco » à Paris aussi, enfin jusqu’à ce que je devienne « grand ». Appeler un homme « coco », ce n’était pas son genre. A fortiori le fils de Jacques, mon père, son ami. Un ami qu’il n’hésitait pas à réveiller à deux heures du matin, pour peu qu’il ait le blues. Un ami qui savait l’engueuler en retour, histoire de lui remonter le moral. Décidant qu’il devait « la » quitter, ou, parfois, lui balançant qu’« elle » avait raison, qu’il faisait et disait vraiment n’importe quoi.
Par Laurent Dominati - Photos : D.R.


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