Le « Choc des civilisations », la « nouvelle guerre froide », le « piège de Thucydide » et le « dilemme de Gulliver » (faut-il être un géant chez les lilliputiens ou un lilliputien chez les géants ?), repose sur le mécanisme le plus simple et le plus mystérieux du monde : le pendule.
Les Anglais, petit peuple isolé, favorisaient sur le continent la puissance faible pour qu’aucune ne soit trop forte. Check and balance dans la diplomatie anglaise comme dans les institutions politiques américaines. Personne ne doit être trop puissant. La bonne Cour suprême américaine met en oeuvre cette bonne politique. Chaque pouvoir doit en compenser un autre ; et le bon Monsieur Trump se voit censurer par des juges qu’il a nommés. Eh oui : toute action engendre réaction, principe chinois. Dans le Non-agir, autre concept chinois, l’Europe s’impose. Entre les deux aimants impérialistes, Chine et Amérique, la boule du pendule passe au-dessus de sa fragile tête, sans jamais la heurter. Elle est au centre du monde. Elle en est même le point d’équilibre, instable. Telle est la théorie du pendule. Le pendule balance d’un côté, puis de l’autre.
Par Laurent Dominati - photos D.R


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